MAJ article Plescop – Meucon

Ce n’est pas un nouveau circuit pour nous. Cela fait 2 ans voire 3 ans que ce circuit fait partie de notre  « base de données ». Mais, pour je ne sais quelle raison, il n’avait jamais fait l’objet d’un « compte rendu » agrémenté de photos. Alors aujourd’hui 18 avril, avec mes compères nous allons y remédier…. 

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Ronde ATEM 2017 – au pays de la Marion

Déroulé 

On prend les mêmes et  on recommence ce dernier W E de juillet. Eh oui, c’était la même équipe que l’an dernier, à une exception près,  un cavalier ayant déclaré forfait…

Il y a donc eu 5 participants cette année pour cette aventure, une boucle  de 100 km à cheval, en autonomie et sans assistance, en région du Faouët (« le pays de la Marion » en hommage à Marion du Faouët, de son vrai nom  Marie Louise Tromel, brigante et rebelle qui, au XVIII ème siècle, a détroussé les riches pour donner aux pauvres, c’était la révolte des gueux…). La boucle devait être bouclée en 24 h, conformément à l’idée de départ. Mais, cette année encore nous serons hors délai du fait d’aléas, de rencontres, d’un  détour pour découvrir un petit musée en pleine campagne et aussi des mauvaises conditions météo (pluie, vent).

L’itinéraire était divisé en 4 étapes :

  • 1ère étape – Ste Barbe au Faouët – La Trinité Langonnet  (environ 28 km avec une pause de 1 h)
  • 2ème étape – La trinité Langonnet – Tronjoly à Gourin (environ 26 km avec une pause de 1h)
  • 3ème étape – Tronjoly à Gourin – Keriel en Lanvénégen (environ 21 km avec une pause de 6h)
  • 4ème étape – Keriel en Lanvénégen – Ste Barbe au Faouët (environ 26 km)

Tous les participants sont des cavaliers aguerris et rodés pour ce genre d’aventure.

Le départ s’est fait du plateau de Ste Barbe au Faouët sur lequel a été bâtie la Célèbre chapelle Ste Barbe qui s’élève à 178 m d’altitude sur une plateforme à flanc de la falaise de Roc’h ar marc’h bran (littéralement le « roc du cheval corbeau », animal de la mythologie celtique suggérant sur ce site un culte qui remonte à une époque pré-chrétienne) en surplomb du cours torrentueux de la rivière Ellé.

Cette chapelle a été construite du XVIème au XVIII ème siècle. Selon la légende locale, elle est le résultat du vœu d’un seigneur de Locmalo, Jean Toulbodou, qui, pris dans un orage à cet endroit lors d’une chasse, promit d’édifier un lieu de culte à Ste Barbe  s’il échappait à la foudre. …

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c’est parti !!!

 

La 1ère étape nous a donc mené par de très beaux chemins à la Trinité Langonnet

 

où nous avons fait une pause pique-nique au bord d’un pré dans lequel il y avait 2 poneys et un âne, un peu « pot de colle » à priori,  qui nous tiendront compagnie. X…. nous a épaté avec ses équipements super pratiques et au top en terme de rangement.

 

La seconde étape nous a conduit par de beaux  chemins forestiers, à travers le bois de kerjean,  au village de Reste  Louët en Plévin où nous avons eu droit à  une visite commentée du Musée des automates avec son créateur, Jean Le Madec.

Son musée rassemble une exposition de 2 500 pièces dont l’intérieur d’une maison ancienne avec son lit clos, sa table rustique.

 

Les automates retracent la vie en milieu rural au début du XX° siècle. Chacun d’eux représente en fait des personnes  que Jean Le Madec a côtoyées au village. Une  visite très intéressante et émouvante qui nous a plongé dans la vie d’autrefois que nous avons connue dans notre très jeune enfance…

Pour reprendre notre route, nous nous sommes équipés pour affronter la pluie et le vent. Force est de constater que  poncho,  pantalon de pluie et  sur bottes sont des équipements efficaces pour défier ces éléments.

Après avoir contourné le bois de Conveau, nous avons emprunté la voie verte jusqu’à la propriété de Tronjoly à Gourin pour une seconde pause pique nique. Que la municipalité de Gourin soit ici remerciée pour nous avoir permis de faire cette pause sur leur propriété  et avoir mis un point d’eau à notre disposition.

 

Le château de Tronjoly est plutôt un manoir de belle prestance, se mirant dans les eaux de l’étang, bief d’un moulin.

C’est une élégante construction du XVIIIème siècle. Un manoir, dont on pouvait voir encore les ruines au XIXème siècle, a précédé cette vaste demeure à la façade bien régulière. Son élégance tient à l’espace qui l’entoure autant qu’aux proportions du bâtiment…

Nous avons ensuite entamé notre étape nocturne après avoir équipé nos chevaux de  bandes réfléchissantes, et de s’être munis de frontale et de gilet fluo. Il faisait vraiment noir. Par chance, notre tracé empruntait de longs chemins creux bordés de talus boisés, ce qui nous protégeait de la pluie et du vent. La navigation s’est faite au GPS sans aucune difficulté.

 

Aux 2/3 de cette étape, face à la pluie persistante, 2 cavaliers décidèrent de rentrer. Nous avons donc poursuivi  l’aventure à 3 en pensant trouver un chapiteau à la Chapelle St Urlo puisque c’était le pardon ce weekend. Malheureusement, arrivés sur place, il n’y avait aucun chapiteau. Par chance F…., notre cavalière fouineuse, débusquait  un hangar désaffecté à proximité de la chapelle ce qui nous permettait de mettre  les chevaux à l’abri et d’installer matelas et sac de couchage  dans le fonds du hangar tout près de nos montures. Il était 3 h du matin !!!

Après un réveil vers 6h30 – 7h puis un petit déjeuner, nous fîmes la rencontre de deux « anciens » avec qui nous  avons fait un brin de causette avant d’entamer notre dernière étape. Le temps était clément, c’était agréable…

 

La chapelle Saint Urlo date de la 1ère moitié du XVI ème siècle et est Classée Monument Historique depuis 1932. Elle se situe au village de Saint-Urlo  (Gurloès en breton).

Une fontaine de dévotion se trouve à ses côtés, on y vient en pèlerinage pour les rhumatismes.

Les chevaux étaient en forme et, nous, nous ne sentions pas la fatigue. C’est donc avec enthousiasme que nous quittions ce village, ayant appris que le pardon de St Urlo se résumait désormais à une simple messe le dimanche dans cette chapelle du village….

Nous avons sillonnés les bois de Lanvénégen en direction de Querrien en passant aux Chapelles de La trinité et de Notre Dame de la Clarté.

 

La Chapelle La Trinité a été construite au 3ème quart du XVII ème siècle, la cloche est datée de 1655. Plan en forme de croix latine, nef, transept et chœur à vaisseau unique de même hauteur, Mur pignon occidental épais surmonté d’un clocher accessible par le rampant Nord, c’est ce que l’on peut voir de cette chapelle.

La toiture et la statuaire ont entièrement disparu.

La chapelle ND de La Clarté a été construite entre le XVIème et XVIIème siècle. Dès 1661, des pèlerins vinrent par milliers pour célébrer les 2 pardons du 15 août et du dimanche qui suit ….

Au village de kernon (village du frêne, en français), nous avons longuement discuté avec un paysan qui avait un super hangar couvert en panneaux photovoltaïques. Il nous a entretenu des problèmes avec les « Madof » de ces monteurs de tels équipements  qui promettent « monts et merveilles », s’en mettent « pleins les poches » et  génèrent beaucoup de  désillusions et de situations critiques par la suite ….

 

Une réadaptation de l’itinéraire nous a conduit à contourner la chapelle St Fiacre

 

pour une arrivée Grand Pont puis au plateau de Sainte barbe, hors délai certes, mais contents d’avoir mené à bien cette aventure dans des conditions météo difficiles et de pouvoir déguster une bonne bière au bar, près de la Chapelle Sainte Barbe.

 

 

De cette aventure, il en ressort :

  • de très beaux chemins en terrain varié,
  • de beaux villages avec de belles pierres mais aussi, un centre Bretagne qui se dépeuple de plus en plus et malgré tout, quelques fois des découvertes inattendues comme ce musée des automates qui nous rappelle la vie de nos parents dans nos campagnes bretonnes,
  • une rando de nuit dans le noir complet, sous la pluie et le vent, dans des chemins creux,  en osmose totale avec sa monture,
  • et, une bonne entente et convivialité entre les cavaliers jusqu’au bout malgré la fatigue qui commençait à s’accumuler,
  • en résumé, que du bonheur ! même si « M. ou Mme Météo » n’a pas été très sympa.

L’itinéraire 

L’itinéraire proposé ici correspond à notre tracé avec quelques aménagements. Il peut se faire, en temps normal, en 3 voire 4 étapes.

Un clic sur ce lien permet de le visualiser sur Visugpx et éventuellement de le télécharger : http://www.visugpx.com/8uOsFjXBlD

bonne visite …..